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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 16:30

la phase des  parrainages a commencé. Dès samedi, l'ensemble des militants a reçu les professions de foi des 5 candidats à la candidature.

Voici la lettre que j'ai envoyée aux militants de mon arrondissement, pour expliquer sur quoi est fondée ma réflexion et pourquoi j'accorde mon parrainage à Christophe Geourjon.
 

Chers Amis, adhérents et militants de l’UDF-MoDem du 8ème arrondissement de Lyon 
Le 8 novembre dernier, François Bayrou est venu nous indiquer le « process » pour la désignation de celle ou celui qui aura à conduire et coordonner l’ensemble des listes pour les prochaines élections municipales de Mars 2008.
J’ai estimé pour ma part que nous n’avions pas forcément besoin de cette bonne parole car déjà un processus de désignation des candidats était engagé sur Lyon, même s’il était boudé par trois d’entre eux.
Ainsi, j’avais pensé que faute d’une personnalité incontournable et d’un projet clairement défini selon les valeurs politiques que nous portons depuis de nombreuses années, il valait mieux partir de chacun des arrondissements, d’autant que l’élection à Lyon est particulière puisque régie par la loi dite PLM. J’avais fait part de cette proposition, simple et cohérente à nos instances tant locales que nationales, qui si elles l’avaient trouvée intéressante y opposaient le peu de temps qui nous restait.
 
Nous avons assisté ces derniers jours à quelques rebondissements qui ne nous grandissent pas forcément.
 
Au premier acte, nous avions un certain nombre de candidats dont certains étaient crédibles.
A dire vrai et en toute sincérité, je m’apprêtais à soutenir la candidature de Gilles Vesco que je connais depuis bien longtemps (nous étions JDS dans les années 80-90) et dont je sais la capacité de travail et sa sincérité politique.
 
Mais une manœuvre que je ne comprends toujours pas est venue troubler ma réflexion.
Ainsi le deuxième acte fut le regroupement des candidatures de Gilles Vesco et d’Eric Lafond autour de la candidature annoncée par seule voie de presse de Monsieur Azouz Begag.
Je veux dire ici que jamais nous n’avons jamais eu l’honneur de voir ce candidat imposé par sa notoriété nationale s’exprimer parmi nous sur sa vison pour Lyon, hormis son envie d’en faire la capitale de la résistance à Monsieur Sarkozy, président de la République Française.
Ce n’est pas pour moi une manière de faire de la politique autrement.
 
Le troisème acte s’est écrit en réaction à cette candidature regroupée.
Marc Augoyard pour qui j’éprouve beaucoup de sympathie et Anne-Sophie Condemine qui a eu des propos blessants et méprisants à l’encontre des militants lors de notre réunion du 24 octobre (Café Berchet) ont décidé de se retirer de la compétition en faveur de Christophe Geourjon, délégué départemental de la fédération UDF-MoDem du Rhône.
 
Pour ma part j’ai hésité devant ce spectacle affligeant à présenter ma propre candidature afin de rappeler devant les militants que le candidat à la candidature devait être le garant de la représentation de ceux-ci, le trait d’union entre les anciens et nouveaux adhérents, être le chef d’orchestre des 9 équipes d’arrondissement et aussi le porteur d’une vraie différence de projet entre les deux camps en présence tant sur notre droite que sur notre gauche. Je ne peux admettre que notre mouvement devienne avant même que la joute commence une force d’appoint ou un supplétif de quiconque.
Mais fallait-il en rajouter ? Vous trouverez ci-joint la profession de foi préparée à l’occasion.  
 
Ainsi, nous sommes devant un choix bien particulier et notamment dans cette phase de parrainage qui constitue déjà un semblant de primaire.
 
Au travers de cette élection interne, il semble que l’on veuille opposer anciens et nouveaux, ou dénoncer des pratiques propres à la fédération et de son président.
S’il fût un temps où j’ai moi-même pris le risque de dénoncer ce fonctionnement lors du Congrès départemental du CDS en 1994, je crois qu’il ne faut pas tout mélanger.
La vie interne de la fédération est une chose, choisir le meilleur candidat représentatif de notre philosophie politique à ces élections municipales en est une autre. Et je pense que nous aurons de toutes façons à réfléchir sur le fonctionnement interne de notre fédération mais plus tard et notamment après le Congrès de Villepinte.
 
Après réflexion, j’ai décidé et sur la base de mon statut de simple militant de soutenir Christophe Geourjon et de lui donner mon parrainage.
 
Je vous demande de mesurer sans passion mais avec raison les critères de ma propre réflexion et si vous en partagez mes conclusions de parrainer vous aussi Christophe Geourjon dont le travail et la probité au service de notre fédération n’a jamais été pris en défaut durant toutes ces années et en particulier ces derniers mois qui ont été bien difficiles pour nous tous.
 
Avec ma fidélité et mes amitiés militantes,

 

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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 09:24

La raison ne rime pas avec l'émotion ou la passion. Cela est bien vrai ! Et pourtant j'ai failli, vu le salmigondis lyonnais (comme le disait avec délice Raymond Barre) étalé au travers de la presse écrite et audiovisuelle, lancer par défi et exaspération cette profession de foi.
Je me suis ravisé à une heure de la clôture des candidatures. 
Je persiste à croire que le candidat lyonnais doit être le représentant reconnu et respectueux d'un mouvement dans son ensemble, dans sa diversité et dans sa ligne.
Il n'est pas possible d'entendre avant même que la campagne ne se lance, que déjà on sait vers qui on va s'allier.
Si le MoDem doit exister en tant que force politique  ce n'est pas à lui de se positionner par rapport à tel ou tel mais bien aux autres de se positionner par rapport à lui. Notre objectif étant d'être une force centrale !

Voici donc cette profession de foi que les militants lyonnais ont failli recevoir !

Profession de foi de Jean-Claude JOSEPH
Médecin généraliste, âgé de 50 ans, exerçant sur le 8ème arrondissement de Lyon, depuis 1987, marié, 3 enfants (20-17-14 ans), mon engagement en politique s’est toujours fondé sur le combat pour un Idéal, idéal de Responsabilité, de Solidarité, de Fraternité, d’Ouverture d’esprit, de Respect et d’Ambition Européenne.
C’est tout naturellement que dès les années 80, j’ai participé à l’émergence des jeunes barristes de Lyon, et adhéré en 1988 au Centre des Démocrates Sociaux, héritier du personnalisme communautaire d’Emmanuel Mounier et de l’œuvre du Sillon de Marc Sangnier, qui deviendra en 1999 le cœur de la Nouvelle UDF.
C’est sous cette seule légitimité de militant que je veux porter ma candidature à la candidature.
 
Dans cet esprit de la Nouvelle UDF, le Parti Libre, rappelé avec vigueur lors du Congrès de janvier 2006, j’ai décidé, au constat du salmigondis lyonnais rapporté ces dernières semaines par la Presse, de présenter ma candidature à la candidature pour conduire et coordonner les équipes «démocrates» lors des prochaines élections municipales de Lyon.
 
En effet, je crois du plus profond de moi-même que toute candidature doit être portée sur des convictions claires, telle que chacune et chacun des militants se sentent représentés.
Je crois plus que tout à la nécessité d’être respectueux du mouvement auquel on appartient et de ne pas céder à la primauté du paraître sur l’être. Or notre vie interne nous est rapportée par la presse qu’elle soit écrite ou audiovisuelle. Faut-il donc être abonné à tous les quotidiens pour savoir ce qui se passe chez nous ?
Je crois aussi et avec la même force, à la notion même de fidélité à un engagement politique. Ne nous a –t-il pas fallu du courage tant en 2002 qu’en 2007 pour ne pas succomber à la tentation du pouvoir lors de la création de l’UMP ou du Nouveau Centre ?
Il nous faut encore et toujours garder ce même courage pour savoir résister aux sollicitations de tous ceux qui par a priori voudraient entraîner le Mouvement Démocrate vers telle ou telle rive alors que nous avons clamé haut et fort notre volonté d’être le Parti Libre.
C’est pourquoi dans ce mouvement en phase de construction qui est le nôtre, il est nécessaire que des lignes claires soient tracées, au lieu de voir des appétits personnels s’aiguiser.
Il me semble ainsi primordial de nous retrouver en phase avec tout ce qui fait la richesse de notre philosophie et la solidité de nos liens de militants.
 
Ma candidature est donc portée dans cette volonté d’être le représentant de notre mouvement, sans exclusive, soucieux des compétences particulières de tous les adhérents, d’être le trait d’union entre les anciens et les nouveaux membres, de porter sans ambiguïté notre volonté d’être libres et enfin d’être le porte-parole d’une équipe et de son projet travaillé par l’ensemble des militantes et militants de la fédération UDF - MoDem du Rhône.
Respect mutuel, dialogue interne, travail collaboratif sont les atouts qui peuvent conduire nos listes lyonnaises et du Grand Lyon à une visibilité, une différence, une originalité et nous distinguer ainsi des poids lourds médiatiques que l’on voudrait nous imposer comme choix inéluctable, malgré le peu de temps qui nous reste.
 
Je m’engage par la présente profession de foi à soutenir et à collaborer avec celui ou celle d’entre nous qui sera choisi par les militants à l’issue de ce processus démocratique original et néanmoins perfectible.
 
 
Jean-Claude JOSEPH
A Lyon, ce 15 novembre 2007
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 17:23
Paris Lyon Marseille ! Ou comment prendre en compte une particularité !
 
Nous voyons bien qu'un débat majeur qui s'est engagé au sein de l'UDF-MoDem, trouble de nombreux esprits et parfois de manière très vive. 
Ce débat porte sur la façon d'attribuer les investitures aux municipales et en particulier celles des "têtes de liste".
Ce débat est particulièrement prégnant s'agissant des villes de
Paris, Lyon et Marseille.

Ces trois villes sont bien différentes de toutes les autres communes de France et sont régies par une loi particulière qui est la Loi dite PLM datant de 1982.
Ainsi une liste doit être constituée pour chaque arrondissement (ou groupe de deux arrondissements s'agissant de Marseille).
J'ai été profondément surpris que l'idée de démocratie directe soit si mise à mal par des candidats à une candidature avec des annonces à des organes de presse, comme si un simple article publié pouvait leur donner soudain une notoriété publique et militante.
J'ai personnellement soutenu et signé l'initiative de S Perros et de génération démocrate pour que ces candidats autoproclamés par voie de presse puissent s'expliquer devant les militants enfin réunis.

Certains évoquent la notion de primaires.
S'agissant de Paris, Lyon et Marseille, je crois que des primaires classiques ne sont pas d'intérêt.
En effet :
1. Les élections pour Paris, Lyon et Marseille sont différentes des autres car la liste est constituée au niveau de chacun des arrondissements.
Il ne s'agit donc pas d'avoir une tête de liste unique ! Ni d'imaginer que cette tête de liste puisse définir, voire désigner qui selon elle serait le plus apte pour chacun des arrondissements. Penser l'inverse reviendrait à faire de chacune des têtes de liste d'arrondissement des vassaux dociles (pour ne pas dire autre chose) et à poursuivre le jeu pervers de nominations portées par la seule capacité de certains à savoir se placer (poursuite de la règle du copinage voire du donnant-donnant avec son corollaire pervers).
2. Qui mieux que les militants de chaque arrondissement peut apprécier les compétences réelles et non autoproclamées, le respect et la fidélité à une philosophie politique et le charisme d'une personnalité qu'ils ont appris à connaître et avec qui ils ont déjà travaillé sur le terrain ?

Ma proposition est donc à double détente !

Je propose qu'au niveau de chaque arrondissement le débat ait lieu entre militants afin de promouvoir celle ou celui qui sera le plus à même de défendre notre couleur , notre vision du vivre ensemble et la différencier du courant conservateur socialiste, de la sclérose de la gauche dite radicale et de celui de l'UMP  et de ses alliés. Ce choix se fera naturellement plus facilement car ces personnes  sont déjà connues et reconnues pour leurs compétences propres et leur travail réel. Et une réunion au niveau de l'arrondissement est beaucoup plus simple à mettre en oeuvre qu'au niveau de la ville ou  d'une fédération.
Chaque arrondissement a des spécificités, des particularités. Ne pas en tenir compte serait suicidaire pour notre mouvement. Il y a des militants qui sont sur le terrain depuis un certain temps et qui jour après jour travaillent et tissent des liens et des réseaux. D'eux seuls peut sortir le candidat incontournable le plus à même d'apporter des réponses précises aux problèmes rencontrés localement !

En deuxième temps pourrait se tenir une sorte de primaire entre ces personnalités reconnues au plus près des militants (les têtes de liste d'arrondissement) et  validées par eux afin qu'entre eux ils fassent le choix de celui qui a le plus de charisme pour faire décoller la campagne et être le meilleur challenger face aux autres listes.
C'est ainsi que se dégagerait celui qui portera l'ensemble des listes pour en être en quelque sorte le chef d'orchestre respecté de tous et reconnu par tous comme étant le meilleur.

Cette solution me semble la plus cohérente concernant Paris, Lyon et Marseille car elle tient compte de la particularité liée à la loi PLM et permet à notre idéal de transparence et de démocratie de s'exercer pleinement.
Cette solution me semble la plus honnête et la plus juste car elle évite à des personnes de s'arroger un droit, de s'autoproclamer par voie de presse et de jouer de leur entregent auprès du "chef" pour se faire nommer à l'investiture.
Cette solution me semble être  la plus simple à mettre en oeuvre car nous le voyons il est plus facile de se réunir au plus près que de provoquer une réunion de l'ensemble de la fédération.
Cette solution me semble enfin être  la plus démocrate évitant bisbilles et ressentiments et respectant aussi, comme il est du devoir de chacun, l'action militante quotidienne.

Cette méthode à double détente concernant Paris, Lyon, Marseille aura  aussi un autre avantage.

Nous serions les seuls à mettre en application le principe de la démocratie au plus près et prendre en compte le particularisme de la loi PLM (25 ans après sa promulgation). 
Ne serait-ce pas alors une preuve supplémentaire de cohérence dans notre volonté de faire de la politique autrement , dans notre ambition de respecter le principe de la démocratie non en fonction de supposés mais de reconnus!
Et ce sera bien utile dans notre communication pour démarrer les municipales et pour l'avenir !
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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 08:28
Il y a bientôt un an alors que la campagne pour l'élection présidnetielle était lancée surgissait ce concept des franchises médicales dans le programme du candidat Sarkozy.

Trois de mes confrères dont le Docteur Christian Lehmann lançaient un appel sous forme de pétitionpour mettre en garde contre pareille idée.

Cette pétition fut tant que bien mal relayée par nombre de media et auprès de ce que l'on nomme avec affection "les forces vives de la Nation".

Quelques candidats à la présidentielle ont apposé leur signature soit pour signifier leur véritable hostilité soit pour juste marquer leur opposition au candidat Sarkozy.

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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 07:59
Monsieur Barre est parti sur l'autre rive ! 
Je suis triste, très triste !

Je me souviens comme d'hier de ce 37 cours Vitton où nous formions ce qu'on appelait les jeunes barristes.
Nous le respections et l'admirions.

Je suis triste !

Au revoir Monsieur Barre !

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 08:55

 Deux évènements qui comptent toujours autant pour moi !

C'est aujourd'hui l'Assomption. Comment pourrais-je oublier Marie ?

C'est aussi aujourd'hui l'anniversaire de l'indépendance de l'Union Indienne. 
Elle fut signée le 15 Août 1947 et cela fait donc 60 ans. 

T049069A.jpg


Voici les significations du drapeau de l'Inde, selon SE Sarvepalli Radhakrishnan premier vice premier-ministre de l'Union Indienne et qui en devint le président de 1962 à 1967 : 

« Bhagwa, la couleur safran, exprime la renonciation et le désintéressement. 
Nos leaders doivent être indifférents aux gains matériels et se dédier entièrement à leur travail. 
Le blanc au centre est la lumière, le chemin de la vérité qui guide notre conduite. 
Le vert montre notre relation avec le sol, notre relation avec la flore de laquelle dépend toute autre vie. 
Le chakra d’Ashoka au centre est la roue de la loi de dharma. Vérité ou satya, dharma ou vertu doivent être les principes de ceux qui travaillent sous ce drapeau. De plus la roue exprime le mouvement. La mort est dans la stagnation. La vie est dans le mouvement. L’Inde ne devrait plus résister au changement, elle doit bouger et aller de l’avant. La roue représente la dynamique d’un changement paisible».

Certains ont cru voir dans ces couleurs, sans doute par simple souci oecuménique,  des allusions religieuses. Il n'en est rien. 

Je me souviens encore fortement des fêtes assourdissantes, mais tellement splendides qui marquaient l'anniversaire de l'indépendance.

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 08:48

Quand j'étais élève au Prytanée, une expression ravissait mes oreilles :

"Mettez la en veilleuse !"

Dès sa mise en service j'ai contribué au site de soutiens à François Bayrou, tâchant d'éclairer de mes quelques compétences, de ma connaissance de l'histoire et de la philosophie plus que séculaire du Centre.

Il est vite apparu que certains sous le seul argument que c'était leur premier encartement n'avaient qu'une aspiration : Faire table rase du passé pour construire un nouveau parti.

Très vite une sorte d'inquisition s'est formée, déniant à certains sous prétexte d'être "encore" UDF d'exprimer leur pensée.

Une sorte de glissement s'opère, même si chacun y va de sa bonne foi ou de son engouement pour François Bayrou.

Je perçois une sorte d'idolâtrie, une recherche de chef suprême, de guide spirituel voire de guru, et cela tourne le dos à ce que j'ai toujours recherché dans un parti politique.

Si j'avais  estimé de mon devoir de réagir, d'expliquer le sens politique du mouvement centriste, je crains que cela ne soit utile à quoi que ce soit.

Un nouveau dogme s'installe, un dogme qui vise à détruire et ensevelir tout ce qui faisait la richesse du mouvement politique auquel j'avais adhéré dans les années 80.

Alors comme le disait à l'époque ce cadre du Prytanée, je la mets en veilleuse et je pars en vacances !

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 16:19

Comment est-il possible d'entendre cela ?

 

Cela n'est-il donc que le caractère décomplexé du parti dont Monsieur Devedjian est le secrétaire général ?

 

Voici le courrier que je lui adresse !

 

 

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 17:16
Non à la TVA Sociale : Mesure inéquitable et injuste !
 
Une vieille idée resurgit ! La TVA dite sociale, une Taxe à la Valeur Ajoutée sociale.
J’ai toujours été admiratif de la capacité d’imagination de tous les comptables qui nous gouvernent, s’agissant de trouver des nouveaux moyens de recette sans que cela soit perçu comme inégalitaire, injuste ou douloureux. Il suffit en l’occurrence de rajouter le mot social pour calmer quelque velléité.
 
Nous avons la chance de posséder une langue si riche qu’elle permet de masquer les vrais effets d’une mesure. D’ailleurs il n’est pas étonnant que François Fillon, plutôt que d’appeler cela TVA sociale évoque en justificatif une TVA anti-délocalisation !
 
Alors une TVA sociale ou anti-délocalisation pour quoi faire ?
On ne sait précisément. Il s’agirait de financer notre protection sociale durablement !
Mais quand même n’y a-t-il pas eu une réforme présentée en 2004 comme celle de la dernière chance par un gouvernement dont la couleur est la même que celle d’aujourd’hui  et qui obligeait les assurés sociaux à subir déremboursement et franchise non remboursable ?
 
Cette TVA sociale si elle est mise en œuvre, remplacera t-elle les autres cotisations, CSG et CRDS ? Cette TVA sociale se substituera-t-elle à toutes les autres cotisations et taxes  que subissent les assurés sociaux ? Cette TVA sociale empêchera-t-elle la mise en place des quatre franchises santé prochaines ?
Je ne le crois pas… Cela s’ajoutera encore, diminuera un peu plus les ressources de chacun et amoindrira davantage le pouvoir d’achat.
 
Le premier ministre avance une augmentation de 5 points tout en affirmant que les prix ne bougeraient pas. Je me rappelle ce qui avait été dit lors du passage à l’euro. Aucune crainte à avoir ! Cela a été vrai tant que le double affichage était présent, car les français pouvaient se rendre compte de la réalité. Mais je me souviens aussi que Lionel Jospin estimant sans doute sous la pression de quelques conseillers « éclairés » que les français devaient penser et compter euro et non continuer mentalement la conversion franc euro, avait fait supprimer le double affichage, tout en affirmant qu’il n’y aurait pas d’envolée des prix. On sait ce qu’il advint ! Faute de repères les prix se sont envolés du double au triple. Ce qui était prévisible, bien prévisible ! Qui aujourd’hui peut trouver une baguette à 15 centimes d’euro ?
 
Ainsi une des techniques de nos comptables est de supprimer des repères !
Evoquer l’augmentation de la TVA comme une arme anti-délocalisation est exactement de cet ordre.
Comment croire que les prix ne bougeront pas ?
Quels peuvent être les moyens du gouvernement pour obliger la baisse de prix de 5 points  afin de compenser la hausse de la TVA ?
A dire vrai, je n’en vois pas ! Cela se traduira donc par une augmentation  des prix, une augmentation majeure !
 
On nous dit aussi que cette TVA sociale serait juste ! Pourquoi juste ? Parce qu’elle toucherait tous les consommateurs !
Non !
Cette mesure n’est pas juste ! Cette mesure n’est pas équitable !
Elle pénalisera ceux qui pouvaient encore hier et qui ne pourront demain ! Elle augmentera encore un peu plus le fossé entre les uns et les autres et elle sera un frein à la consommation des ménages !
 
J’ai toujours pensé que la TVA sociale était une mesure injuste, la plus injuste qui soit !
Je prétends que le seul élément de ponction qui soit juste est l’Impôt, à condition qu’il touche tous les revenus et ce dès le premier centime gagné dans un simple souci de participation citoyenne et de dignité ! C’est pour cela que je m’étais exprimé en 1990 pour la mise en place de la CSG tel que l‘avait présentée Michel Rocard (CSG qui devait avoir l’assiette la plus large possible, qui devait toucher tous les revenus y compris ceux du capital, qui devait se substituer progressivement à l’ensemble des cotisations sociales). On sait que Monsieur Balladur a perverti cette noble et juste mesure en procédant à la hausse de la CSG tout en augmentant les cotisations sociales et en créant la CRDS. Je regrette aussi que la Gauche revenant aux affaires n’ait pas décidé de revenir à plus d’équité et de cohérence en les supprimant et en s’attaquant à une vraie réforme structurelle.
 
Cette mesure de TVA sociale procède de la notion conjoncturelle et ne résoudra guère sur le terme moyen ou long, notre souci d’équilibre des comptes sociaux.
 
Il y a une réflexion à mener pour permettre des recettes sociales stables et durables. Notre système de protection sociale est en déséquilibre. Mais il s’agit d’un déséquilibre structurel. Seule une réforme structurelle pourra permettre des solutions durables et justes. Il serait utile de procéder à une vraie réforme qui porte à la fois sur l’organisation de la sécurité sociale et de son financement ! On ne peut faire l’un sans l’autre.
 
Il serait utile pour notre pays, pour nos concitoyens qu’on y réfléchisse ensemble plutôt que de subir des lubies de comptables oublieux chaque fois que derrière les colonnes de chiffres, il y a des enfants, des femmes et des hommes qui n’aspirent qu’à vivre mieux.
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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 13:45
Vous vous rappelez sans doute l'attitude réjouie de Philippe Douste Blazy quand il présentait  "sa réforme" au JT de TF1 face à PPDA. Il avait par instants, cette attitude volontairement grave (on connaît ses talents de Comediante) en affirmant que c'était la réforme de la dernière chance et que cela allait sauver la Sécu, notre Sécu ! Il s'agissait de la loi du 13 Août 2004 !
Seuls quelques uns en avaient mesuré les effets pervers, les incohérences  et les inconséquences.
Au travers du montage de cette loi, un dispositif est passé inaperçu. En effet, en juillet avant même le vote de la loi, l'UNCAM était créée et son directeur (Frédéric Van Roeckenghem, ancien dircab de PDB) nommé en conseil des ministres.  Le 17 janvier 2005 une  convention médicale était signée sans véritable concertation et devant s'intégrer dans le cadre de la loi. Je rappelle cela car c'est très important. Avant 2004 des négociations avaient lieu entre la CNAM-TS et les organisations représentatives des médecins pour élaborer la Convention Nationale des Médecins (texte régissant les rapports entre les médecins et l'assurance maladie). Il n’y avait validation législative qu’après ! Depuis 2004 tout est fixé d’avance et il ne sert vraiment plus à rien d’aller négocier. C’est ce qu’on appelle l’esprit de concertation de l’UMP !
Nous étions quelques uns à avoir dénoncé cette mascarade et avions même foulé le pavé parisien lors d’une grande manifestation de Montparnasse à l’avenue de Ségur (siège du ministère de la santé) le 31 janvier 2005.
 
Ce que nous disions à l’époque, ce que nous dénoncions est aujourd’hui à portée de vue et de nez de tous les assurés sociaux.
 
Cette réforme présentée comme celle de la dernière chance n’a jamais permis l’équilibre des comptes.
Le parcours de soins au travers de cette espèce de médecin traitant obligé provoque bien des déconvenues et des interrogations.
La volonté de ce gouvernement est soi-disant de provoquer une responsabilisation des usagers du système de soins.
C’est ainsi qu’insidieusement il a été mis en place l’euro symbolique de responsabilisation sur chaque acte de soins ! Il s’agit en fait d’une taxe dont le montant peut être augmenté sans discussion, Il s’agit d’une taxe qui ne peut être pris en charge par les mutuelles (interdiction précisée dans le texte).
Au travers de cette interdiction de prise en charge par les mutuelles (assurance maladie complémentaire – AMC), il est clair qu’une niche a été ouverte.
Je prétends que volontairement le gouvernement UMP (Raffarin à l’époque) a permis aux assurances privées de s’engouffrer dans cette brèche et profiter du gâteau de la santé. Cela correspondait d’ailleurs aux propos du candidat Balladur en 95 qui affirmait qu’il fallait désormais que chaque français à côté de l’assurance maladie obligatoire, l’assurance maladie complémentaire, souscrive une assurance maladie supplémentaire.
 
Cette loi de 2004 a permis cela.
Cette loi a ainsi modifié considérablement l’architecture de la prise en charge de la maladie et de la souffrance.
C’est ainsi, même si le comédien Douste Blazy jurait ses grands dieux qu’il ne pourrait y avoir d’autres mesures « symboliques » en dehors de cette taxe de 1 euro par acte médical !
On a vu que par la suite s’est mise en place une franchise de 18 euros sur chaque acte dépassant 90 euros.
Mais cela ne suffit pas !
Il est prévu la mise en place d’une franchise dont le montant oscillerait entre 75 et 100 euros et par an à charge du patient.
 
En fait,  4 franchises seront mises en place : une franchise sur les consultations, une franchise sur la biologie, une franchise sur les médicaments et une franchise sur l’hospitalisation.
 
Cela est proprement scandaleux, injuste et inéquitable.
Cela était dans le programme du candidat Sarkozy, mais pour en comprendre la perversion il fallait lire entre les lignes. Certains ont tiré la sonnette d’alarme et je vous engage à aller signer la pétition qui est en cours.
 
Roselyne Bachelot, le nouveau ministre de la Santé affirme avec sa gravité habituelle, que cet « outil » est un moyen de responsabilisation des assurés !
 
Nous y voilà ! Il s’agit de responsabiliser, responsabiliser encore, responsabiliser toujours!
 
Est-ce à dire qu’un malade, qu’un être souffrant est irresponsable ?
Est-ce à dire qu’il faut être responsable financièrement de sa maladie ?
Faudra-t-il bientôt dire à cet Etat UMP et leurs affidés « Pardonnez moi d’être malade et de vouloir me soigner» ?
 
Mais encore, pour calmer le débat naissant quant à l’inégalité d’accès aux soins, Roselyne Bachelot et François Fillon évoquent les nécessaires prises en compte des plus démunis au travers d’exonération. Cela a suffi à calmer Martin Hirsch.
Mais quand même, qui va payer ?
Ceux qui chaque jour se lèvent tôt et qui font partie de cette classe moyenne et qui ne cessent de payer pour les autres sans garantie d’en profiter eux-mêmes et qui se retrouvent pour nombre dans un état d’équilibre instable ?
 
Je sais que seul François Bayrou dans sa campagne présidentielle a mis au cœur de sa réflexion et de son projet d’espoir, cette classe moyenne, celle qui ne peut que contribuer sans espoir de retour.
 
Il est clair que les actions du gouvernement actuel ne feront que rendre encore plus instable l’équilibre de cette classe moyenne.
 
Un sondage indique que 61 % des français sont opposés à cette franchise.
Il va falloir se battre. Il faut qu’on dise haut, clair et fort, à ce gouvernement que l’on ne pourra permettre le retour à l’équilibre des comptes de la Sécurité Sociale qu’en procédant  à une réforme structurelle sur l’organisation de notre système de soins, définissant le rôle et les missions de chacun des acteurs de santé, mettant en place l’articulation indispensable entre le secteur hospitalier et la médecine de ville.
Cette réforme doit mettre au cœur du système le patient et non les structures de soins pour que soit abordée la notion de la Santé dans sa globalité et non la simple maladie. Cela pourra permettre la mise en place d’une politique ambitieuse de prévention.
 
Un débat sincère doit avoir lieu dans notre pays. Nous en sommes conscients et nous y sommes prêts !
Pour le permettre il est capital que nos candidats, ceux qui se présentent sous l’étiquette MoDem, soient en grand nombre à l’Assemblée Nationale.
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