Mon engagement au Centre

la phase des  parrainages a commencé. Dès samedi, l'ensemble des militants a reçu les professions de foi des 5 candidats à la candidature.

Voici la lettre que j'ai envoyée aux militants de mon arrondissement, pour expliquer sur quoi est fondée ma réflexion et pourquoi j'accorde mon parrainage à Christophe Geourjon.
 

Chers Amis, adhérents et militants de l’UDF-MoDem du 8ème arrondissement de Lyon 
Le 8 novembre dernier, François Bayrou est venu nous indiquer le « process » pour la désignation de celle ou celui qui aura à conduire et coordonner l’ensemble des listes pour les prochaines élections municipales de Mars 2008.
J’ai estimé pour ma part que nous n’avions pas forcément besoin de cette bonne parole car déjà un processus de désignation des candidats était engagé sur Lyon, même s’il était boudé par trois d’entre eux.
Ainsi, j’avais pensé que faute d’une personnalité incontournable et d’un projet clairement défini selon les valeurs politiques que nous portons depuis de nombreuses années, il valait mieux partir de chacun des arrondissements, d’autant que l’élection à Lyon est particulière puisque régie par la loi dite PLM. J’avais fait part de cette proposition, simple et cohérente à nos instances tant locales que nationales, qui si elles l’avaient trouvée intéressante y opposaient le peu de temps qui nous restait.
 
Nous avons assisté ces derniers jours à quelques rebondissements qui ne nous grandissent pas forcément.
 
Au premier acte, nous avions un certain nombre de candidats dont certains étaient crédibles.
A dire vrai et en toute sincérité, je m’apprêtais à soutenir la candidature de Gilles Vesco que je connais depuis bien longtemps (nous étions JDS dans les années 80-90) et dont je sais la capacité de travail et sa sincérité politique.
 
Mais une manœuvre que je ne comprends toujours pas est venue troubler ma réflexion.
Ainsi le deuxième acte fut le regroupement des candidatures de Gilles Vesco et d’Eric Lafond autour de la candidature annoncée par seule voie de presse de Monsieur Azouz Begag.
Je veux dire ici que jamais nous n’avons jamais eu l’honneur de voir ce candidat imposé par sa notoriété nationale s’exprimer parmi nous sur sa vison pour Lyon, hormis son envie d’en faire la capitale de la résistance à Monsieur Sarkozy, président de la République Française.
Ce n’est pas pour moi une manière de faire de la politique autrement.
 
Le troisème acte s’est écrit en réaction à cette candidature regroupée.
Marc Augoyard pour qui j’éprouve beaucoup de sympathie et Anne-Sophie Condemine qui a eu des propos blessants et méprisants à l’encontre des militants lors de notre réunion du 24 octobre (Café Berchet) ont décidé de se retirer de la compétition en faveur de Christophe Geourjon, délégué départemental de la fédération UDF-MoDem du Rhône.
 
Pour ma part j’ai hésité devant ce spectacle affligeant à présenter ma propre candidature afin de rappeler devant les militants que le candidat à la candidature devait être le garant de la représentation de ceux-ci, le trait d’union entre les anciens et nouveaux adhérents, être le chef d’orchestre des 9 équipes d’arrondissement et aussi le porteur d’une vraie différence de projet entre les deux camps en présence tant sur notre droite que sur notre gauche. Je ne peux admettre que notre mouvement devienne avant même que la joute commence une force d’appoint ou un supplétif de quiconque.
Mais fallait-il en rajouter ? Vous trouverez ci-joint la profession de foi préparée à l’occasion.  
 
Ainsi, nous sommes devant un choix bien particulier et notamment dans cette phase de parrainage qui constitue déjà un semblant de primaire.
 
Au travers de cette élection interne, il semble que l’on veuille opposer anciens et nouveaux, ou dénoncer des pratiques propres à la fédération et de son président.
S’il fût un temps où j’ai moi-même pris le risque de dénoncer ce fonctionnement lors du Congrès départemental du CDS en 1994, je crois qu’il ne faut pas tout mélanger.
La vie interne de la fédération est une chose, choisir le meilleur candidat représentatif de notre philosophie politique à ces élections municipales en est une autre. Et je pense que nous aurons de toutes façons à réfléchir sur le fonctionnement interne de notre fédération mais plus tard et notamment après le Congrès de Villepinte.
 
Après réflexion, j’ai décidé et sur la base de mon statut de simple militant de soutenir Christophe Geourjon et de lui donner mon parrainage.
 
Je vous demande de mesurer sans passion mais avec raison les critères de ma propre réflexion et si vous en partagez mes conclusions de parrainer vous aussi Christophe Geourjon dont le travail et la probité au service de notre fédération n’a jamais été pris en défaut durant toutes ces années et en particulier ces derniers mois qui ont été bien difficiles pour nous tous.
 
Avec ma fidélité et mes amitiés militantes,

 

La raison ne rime pas avec l'émotion ou la passion. Cela est bien vrai ! Et pourtant j'ai failli, vu le salmigondis lyonnais (comme le disait avec délice Raymond Barre) étalé au travers de la presse écrite et audiovisuelle, lancer par défi et exaspération cette profession de foi.
Je me suis ravisé à une heure de la clôture des candidatures. 
Je persiste à croire que le candidat lyonnais doit être le représentant reconnu et respectueux d'un mouvement dans son ensemble, dans sa diversité et dans sa ligne.
Il n'est pas possible d'entendre avant même que la campagne ne se lance, que déjà on sait vers qui on va s'allier.
Si le MoDem doit exister en tant que force politique  ce n'est pas à lui de se positionner par rapport à tel ou tel mais bien aux autres de se positionner par rapport à lui. Notre objectif étant d'être une force centrale !

Voici donc cette profession de foi que les militants lyonnais ont failli recevoir !

Profession de foi de Jean-Claude JOSEPH
Médecin généraliste, âgé de 50 ans, exerçant sur le 8ème arrondissement de Lyon, depuis 1987, marié, 3 enfants (20-17-14 ans), mon engagement en politique s’est toujours fondé sur le combat pour un Idéal, idéal de Responsabilité, de Solidarité, de Fraternité, d’Ouverture d’esprit, de Respect et d’Ambition Européenne.
C’est tout naturellement que dès les années 80, j’ai participé à l’émergence des jeunes barristes de Lyon, et adhéré en 1988 au Centre des Démocrates Sociaux, héritier du personnalisme communautaire d’Emmanuel Mounier et de l’œuvre du Sillon de Marc Sangnier, qui deviendra en 1999 le cœur de la Nouvelle UDF.
C’est sous cette seule légitimité de militant que je veux porter ma candidature à la candidature.
 
Dans cet esprit de la Nouvelle UDF, le Parti Libre, rappelé avec vigueur lors du Congrès de janvier 2006, j’ai décidé, au constat du salmigondis lyonnais rapporté ces dernières semaines par la Presse, de présenter ma candidature à la candidature pour conduire et coordonner les équipes «démocrates» lors des prochaines élections municipales de Lyon.
 
En effet, je crois du plus profond de moi-même que toute candidature doit être portée sur des convictions claires, telle que chacune et chacun des militants se sentent représentés.
Je crois plus que tout à la nécessité d’être respectueux du mouvement auquel on appartient et de ne pas céder à la primauté du paraître sur l’être. Or notre vie interne nous est rapportée par la presse qu’elle soit écrite ou audiovisuelle. Faut-il donc être abonné à tous les quotidiens pour savoir ce qui se passe chez nous ?
Je crois aussi et avec la même force, à la notion même de fidélité à un engagement politique. Ne nous a –t-il pas fallu du courage tant en 2002 qu’en 2007 pour ne pas succomber à la tentation du pouvoir lors de la création de l’UMP ou du Nouveau Centre ?
Il nous faut encore et toujours garder ce même courage pour savoir résister aux sollicitations de tous ceux qui par a priori voudraient entraîner le Mouvement Démocrate vers telle ou telle rive alors que nous avons clamé haut et fort notre volonté d’être le Parti Libre.
C’est pourquoi dans ce mouvement en phase de construction qui est le nôtre, il est nécessaire que des lignes claires soient tracées, au lieu de voir des appétits personnels s’aiguiser.
Il me semble ainsi primordial de nous retrouver en phase avec tout ce qui fait la richesse de notre philosophie et la solidité de nos liens de militants.
 
Ma candidature est donc portée dans cette volonté d’être le représentant de notre mouvement, sans exclusive, soucieux des compétences particulières de tous les adhérents, d’être le trait d’union entre les anciens et les nouveaux membres, de porter sans ambiguïté notre volonté d’être libres et enfin d’être le porte-parole d’une équipe et de son projet travaillé par l’ensemble des militantes et militants de la fédération UDF - MoDem du Rhône.
Respect mutuel, dialogue interne, travail collaboratif sont les atouts qui peuvent conduire nos listes lyonnaises et du Grand Lyon à une visibilité, une différence, une originalité et nous distinguer ainsi des poids lourds médiatiques que l’on voudrait nous imposer comme choix inéluctable, malgré le peu de temps qui nous reste.
 
Je m’engage par la présente profession de foi à soutenir et à collaborer avec celui ou celle d’entre nous qui sera choisi par les militants à l’issue de ce processus démocratique original et néanmoins perfectible.
 
 
Jean-Claude JOSEPH
A Lyon, ce 15 novembre 2007

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